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Retour sur les temps forts du Lemon Boost #2

26 septembre 2019

Lemon Way news

Jeudi 12 septembre s’est tenu notre deuxième Lemon Boost à La Place au Palais Brongniart sur les questions réglementaires et légales qui régissent le paiement sur les marketplaces. Avocats, spécialistes du paiement et dirigeants de marketplaces ont échangé sur ces questions et sur la mise en application des nouvelles normes d’authentification forte et techniques de sécurité (RTS) définies par le 2ème volet de la directive européenne sur les services de paiement (DSP2).

Plus d’une soixantaine de personnes – clients, prospects et partenaires – nous ont fait le plaisir d’assister à cette matinale riche en échanges. Pour ce qui n’ont pu assister à notre Lemon Boost, tout n’est pas perdu, en voici un résumé !

Loin d’être l’apanage des grands groupes ou des géants du web, la création d’une marketplace est à la portée de tous mais suscite beaucoup d’interrogations : Comment gérer les paiements des différents acteurs d’une marketplace ? Quelles sont les réglementations en vigueur pour ce marché ? Pourquoi faire appel à un prestataire de services de paiement s’avère être la meilleure solution ? etc. Autant de questions auxquelles Antoine Orsini, Directeur général de Lemon Way, Paul Benelli, directeur du pôle marketplaces & Plateformes chez HAAS Avocats, Christel Body, membre de la direction de la Stratégie et des relations de place chez Crédit Agricole Payment Services et Thomas Guillochon, Directeur général de HelloAsso ont répondu lors de ce Lemon Boost.

Les marketplaces : un business model en pleine évolution tous secteurs confondus

Démocratisées en 1995 par Amazon, les marketplaces fleurissent dans le paysage de l’e-commerce. « Dans dix ans, les marketplaces représenteront un marché de près de 1000 milliards d’euros en Europe » souligne Antoine Orsini, Directeur général de Lemon Way, en introduction. Déjà, le dernier rapport annuel d’Internet Retailer, révélait que les places de marché en ligne étaient devenues un réflexe de consommation avec des ventes représentant 52% du chiffre d’affaires de l’e-commerce mondial en 2018.

« L’évolution du secteur concerne tous les acteurs et tous les métiers, confirme Antoine Orsini. Qu’elles soient financières, BtoB ou BtoC le secteur des marketplaces est amené à croître ». D’après les données des cabinets Exton Consulting, KMPG et Technavio, présentées lors de la matinée, les plateformes de financement participatif devraient représenter un marché de 408 milliards d’euros en Europe d’ici 2029, suivi par les marketplaces B2C qui dépasseront les 306 milliards d’euros et enfin le secteur B2B qui devrait s’élever à 257 milliards d’euros. Une croissance soumise à de nombreuses contraintes réglementaires et à la nécessité de s’adapter à une multitude de moyens de paiement.

La collecte pour compte de tiers : une activité très réglementée

La marketplace qui se veut par essence une plateforme qui intermédie plusieurs vendeurs et plusieurs acheteurs, doit être en mesure d’encaisser les fonds versés par les clients pour les reverser aux marchands bénéficiaires. Cette gestion des flux financiers pour compte de tiers est assimilée à de la fourniture de « services de paiement », laquelle est règlementée par la DSP2. Seuls les services agrémentés auprès de l’APCR sont en mesure de fournir ce type de prestations. Trois possibilités, avec différents niveaux de contraintes, s’offrent alors la marketplace :

  • Bénéficier d’un agrément
  • Faire une demande d’exemption
  • Faire appel à un Prestataire de Services de Paiement (PSP) tel que Lemon Way.
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Nous conseillons souvent à nos clients de ne pas s’embarrasser d’une contrainte telle que l’agrément mais plutôt de bénéficier de celui d’un PSP. La fourniture de services de paiement est délivrée aux entreprises capables de disposer d’une gouvernance et d’un contrôle interne adéquat, d’assurer la sécurité des services de paiement ou encore la protection des données de paiement sensibles et de respecter les obligations de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Des process parfois lourds pour une marketplace et bien loin du cœur de métier ». 

Paul Benelli - www.haas-avocats.com
Directeur du pôle Marketplaces & plateformes chez HAAS Avocats

DSP2 et authentification forte : retour sur une réglementation essentielle au bon fonctionnement de l’écosystème financier

Christel Body, membre de la direction de la Stratégie et des relations de place chez Crédit Agricole Payment Services, est revenue sur le sujet de la DSP2 et les questions relatives à l’authentification forte du client. Elle a commencé par rappeler l’objectif de cette seconde directive, qui vise à créer un marché européen harmonisé avec des échanges plus rapides et moins chers, favoriser l’innovation avec l’arrivée de nouveaux acteurs (établissements de paiement et de monnaie électronique, agrégateurs de comptes et initiateurs de paiement), mais avant tout protéger le consommateur grâce à plus de transparence et d’information sur les services et la tarification.

Ce dernier aspect de protection du consommateur passe par la mise en place d’une authentification forte basée sur 3 facteurs.

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Il faut qu’il y ait au moins deux facteurs réunis sur les trois existants pour qu’on puisse parler d’authentification forte : le facteur connaissance (quelque chose que seul le consommateur connait), le facteur possession (quelque chose que seul le consommateur possède), et enfin l’inhérence (quelque chose que seul le consommateur est).

Christel Body - www.credit-agricole.com/marques-et-metiers/toutes-nos-marques/credit-agricole-payment-services
Direction de la Stratégie et des relations de place chez Crédit Agricole Payment Services

 

Le régulateur a permis quelques exemptions comme l’explique Christel Body « pour encadrer le risque de fraude, il a été autorisé de ne pas faire d’authentification forte sur les opérations de moins de 500 euros à condition que la banque de l’acquéreur et la banque de l’émetteur respectent des taux de fraude relativement bas par tranche de montant. Cela permettra de fluidifier les opérations inférieures à 500 euros et facilitera les achats ».

Cependant, le grand changement du dispositif d’authentification forte concerne les e-commerçants : « Jusque-là, les commerçants avaient la main lorsqu’ils souhaitaient déclencher l’authentification forte pour sécuriser des opérations, cependant, compte-tenu du faible développement des transactions sécurisées, le régulateur a remis la décision de l’authentification forte dans les mains de la banque du payeur (consommateur), de manière à ce que l’authentification forte se développe. Ce sont de gros changements pour les e-commerçants. » poursuit Christel Body.

Ces derniers pourront bénéficier d’une dérogation à certaines conditions comme expliqué par Christel Body : « la banque du commerçant doit vérifier que ses taux de fraude ne soient pas trop élevés, afin de permettre ou non au commerçant de bénéficier d’une dérogation. On voit bien que le système est vertueux car la banque du commerçant est impliquée, le commerçant est impliqué et la banque du payeur également ».

À la vue des enjeux des nouvelles normes d’authentification forte, l’ensemble de l’écosystème français bénéficie de 3 ans à compter de l’entrée en vigueur de la DSP2 le 14 septembre dernier, pour se mettre en conformité.

Témoignage de HelloAsso : le choix du PSP, pour un paiement plus fluide et sécurisé  

 Mettre à disposition une interface de paiement, contrôler des capitaux, transférer des fonds aux marchands, encourager les marketplaces à respecter leurs obligations de lutte contre le blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme… Les solutions de paiement agréés telles que Lemon Way facilitent grandement l’intégration de services de paiement les plus adaptés aux marketplaces et s’assure que les règlementations qui régissent le paiement soient respectée (DSP2, KYC et Lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme (LCB-FT) entre autres).

HelloAsso, solution de paiement des associations, partenaire de longue date de Lemon Way est venu témoigner lors de ce Lemon Boost de l’intérêt de faire appel à un PSP. HelloAsso et Lemon Way ont construit un parcours utilisateur sécurisé permettant un taux élevé de transformation des transactions grâce à une expérience fluide proposée aux clients : KYC, seuils de paiement personnalisés, gestion LCB-FT, migration transparente, diversité de moyens de paiement, etc.

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« En déléguant cette partie, nous avons pu nous concentrer sur les services proposés à nos 86 000 associations clientes. Force est de constater, au regard de la récurrence des paiements et de la fidélité de nos clients, que cette collaboration est fructueuse », conclut , Directeur général de HelloAsso.

Thomas Guillochon - www.helloasso.com
Directeur du Développement chez HelloAsso

Chaque présentation a donné lieu à de nombreuses questions et réflexions du public notamment sur la DSP2 dont l’entrée en application était le 14 septembre.

L’occasion pour Lemon Way de remettre aux participants son livre blanc, rédigé en association avec le cabinet HAAS Avocats, « Marketplaces : s’adapter sereinement à la DSP2 », téléchargeable ICI.