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RGPD : quel impact pour votre marketplace ?

4 mars 2021

Business insight

Depuis le 25 mai 2018, les entreprises qui collectent et traitent des données personnelles sur le web sont soumises au respect du RGPD, le Règlement général sur la protection des données. Si vous êtes basés dans l’Union Européenne ou si vous avez des clients qui le sont, vous vous devez de respecter ce texte. Visant à harmoniser la législation européenne et à renforcer les droits des utilisateurs, le RGPD concerne directement les marketplaces. Comment s’assurer d’être en règle ? Voici nos recommandations.

RGPD : définition

Nom, prénom, adresse e-mail, adresse IP, coordonnées bancaires, numéro de téléphone… Selon le RGPD, toutes les informations collectées et/ou stockées qui permettent d’identifier un individu sont considérées comme des données personnelles. L’objectif de cette loi européenne est de garantir davantage de droits aux citoyens quant à leurs données personnelles :

  • Droit de consultation
  • Droit de correction
  • Droit de limitation de l’utilisation des données
  • Droit d’opposition
  • Droit de suppression

Diagnostic des traitements de données existants, création d’un registre des activités de traitement, réalisation d’une étude d’impact sur la vie privée (PIA), mise en place d’un référentiel de sécurité, sécurisation des relations contractuelles avec son écosystème de partenaires, désignation d’un délégué à la protection des données (DPO)… Respecter le RGPD nécessite de mettre en place un certain nombre de processus, visant à renforcer les devoirs et responsabilités de toute la chaîne d’acteurs traitant des données. Un ensemble de règles à ne pas prendre à la légère, car le non-respect du RGPD pour une entreprise peut se traduire par une sanction allant jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires mondial.

 

Lire aussi : Le système de paiement de votre marketplace est-il conforme à la réglementation ?

 

Marketplace et RGPD : comment être en règle ?

Pour assurer le bon déroulé des transactions entre acheteurs et vendeurs, les marketplaces sont obligées de traiter des données personnelles. Afin de respecter le RGPD, l’opérateur de la marketplace doit dans un premier temps s’assurer de recueillir le consentement de ses utilisateurs quant au traitement de leurs données personnelles, au travers d’une phrase simple et sans équivoque. Il s’agit de les informer du type de données collectées et des raisons pour lesquelles elles le sont, en stipulant la finalité de leur utilisation. L’opérateur de la marketplace doit pouvoir prouver que le consentement a été donné de façon libre et éclairée, exit donc les cases pré-cochées. Les bonnes pratiques à mettre en œuvre consistent à :

  • Tenir à jour un registre des activités de traitement des données, en indiquant quelles catégories de données de quelles catégories de personnes (prospects, clients) sont traitées et dans quel but
  • Désigner un Data Privacy Officer (DPO): une personne référente en charge de la bonne application du RGPD au sein de l’entreprise
  • Communiquer auprès des utilisateurs sur les changements opérés au niveau de la politique de traitement des données
  • S’assurer que les vendeurs respectent eux aussi le RGPD, en stipulant ces aspects dans les conditions générales de la plateforme et dans le contrat d’intermédiation

L’autre point de vigilance porte sur la sécurisation de son écosystème. L’opérateur de la marketplace est a minima responsable du co-traitement des données personnelles avec les services tiers de sa plateforme. Étant donné que le RGPD est venu renforcer la responsabilité de chacun des acteurs, il s’agit de s’assurer que ses sous-traitants respectent bien le RGPD.

Du côté de la solution de paiement, il faut donc s’assurer que le prestataire de services de paiement (PSP) de la plateforme respecte bien le RGPD. Établissement de paiement pan-européen, Lemonway a pris toutes les dispositions nécessaires pour respecter le RGPD, ainsi que les interprétations qui en ont été faites dans chaque pays de l’Union Européenne. RGPD, DSP2, LCB-FT… Partenaire de votre conformité, Lemonway a fait du respect de la réglementation son fer de lance. Contactez-nous pour en savoir plus !

 

 

Les règles en matière de TVA dans l’Union européenne changeront après le 1er juillet 2021, avec le déploiement du nouveau paquet TVA de l’UE. Les nouvelles règles affecteront les transactions e-commerce et auront un impact sur les vendeurs, les marchés et les courriers postaux.

À l’heure actuelle, les vendeurs ayant des clients dans plusieurs pays de l’UE sont tenus de procéder à plusieurs enregistrements de TVA, de facturer et de verser la TVA séparément dans chaque pays. S’ils fournissent des services numériques, de radiodiffusion, ou de télécommunications, ils ont également la possibilité d’utiliser le système MOSS (MOSS est l’abréviation de Mini-One-Stop-Shop) et de s’enregistrer dans un seul pays. Actuellement, les biens importés depuis l’extérieur de l’UE dont la valeur est inférieure à 22 € sont exonérés de TVA.

Le nouveau régime de TVA, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2021, est une extension du régime MOSS pour les entreprises d’e-commerce. Il vise à simplifier la conformité fiscale, à prévenir la fraude et à garantir une concurrence loyale au sein de l’UE.

 

Quels sont les changements apportés par le nouveau paquet TVA de l’UE ?

À partir du 1er juillet 2021, le régime de TVA OSS (One-Stop-Shop) sera mis en place. Dans ce cadre, les fournisseurs de produits ou de services pourront se faire immatriculer et déposer une déclaration de TVA unique dans l’un des États membres de l’UE pour la totalité de leurs transactions dans l’UE. Le système OSS ne sera pas obligatoire et les vendeurs pourront toujours décider d’effectuer leurs déclarations de TVA dans plusieurs pays.

En outre, un seuil de 10 000 euros pour toutes les ventes dans l’UE sera introduit et les règles relatives aux seuils de vente à distance seront abolies. En deçà de 10 000 euros, les vendeurs devront appliquer les règles de TVA de l’État membre à partir duquel les marchandises sont expédiées. Au-delà de cette limite, ils devront appliquer les règles et taux de TVA du pays de destination.

Les produits d’une valeur inférieure à 22 euros ne seront plus exonérés de TVA lorsqu’ils seront importés depuis l’extérieur de l’Union européenne. Un régime d’importation simplifié, l’IOSS (Import-One-Stop-Shop), couvrira tous les biens importés d’une valeur inférieure à 150 euros, et les entreprises de logistique et de coursiers pourront déposer un rapport mensuel sur leurs obligations en matière de TVA.

En outre, les plateformes de vente en ligne qui facilitent les transactions d’e-commerce avec les consommateurs de l’UE seront responsables de la collecte et du versement de la TVA.

 

À qui s’appliquent les nouvelles règles en matière de TVA ?

Les nouvelles règles auront un impact sur les plateformes de vente, les vendeurs et les services de coursiers qui opèrent au sein de l’UE et livrent des biens ou des services à des clients de l’UE.

Fournisseurs de biens

Les fournisseurs de biens disposeront d’un seuil de 10 000 euros pour les ventes dans l’ensemble de l’UE, après quoi ils devront appliquer les règles de TVA de l’État membre où se trouvent les consommateurs. Par ailleurs, les règles diffèrent selon la localisation du vendeur :

Les vendeurs de l’UE qui vendent des biens depuis un seul pays pourront remplir leurs déclarations de TVA dans le cadre du système OSS à chaque trimestre. Ils devront le faire en plus de leur déclaration de TVA habituelle.

Les vendeurs situés en dehors de l’UE (y compris les fournisseurs britanniques), auront la possibilité de s’immatriculer à la TVA européenne et de remplir leurs déclarations de TVA dans un seul pays, dans le cadre du système OSS. Ils pourront choisir le pays où ils souhaitent s’enregistrer en tant que contribuable non européen, à moins qu’ils ne soient déjà établis dans l’un des États membres de l’UE. Ils devront toujours remplir des déclarations de TVA standard dans un seul État membre. Les biens dont la valeur est inférieure à 22 € ne seront pas exonérés de la TVA.

Prestataires de services

Les prestataires de services auront la possibilité de s’inscrire à la TVA dans un seul pays, dans le cadre du régime OSS. Le pays dans lequel ils s’enregistreront dépendra de leur emplacement et de leur éventuelle implantation dans l’UE.

Plateformes de vente en ligne

Les plateformes de vente en ligne qui facilitent la vente de biens aux consommateurs européenns seront soumises à la TVA :

Pour les biens d’une valeur inférieure à 150 € importés depuis l’extérieur de l’UE.

Pour les biens de toute valeur situés dans l’UE et vendus par des vendeurs situés en dehors de l’UE.

Elles auront également l’obligation de tenir des registres détaillés de toutes leurs transactions avec des résidents de l’UE.

Coursiers

Pour les marchandises d’une valeur inférieure ou égale à 150 euros, les coursiers postaux auront la possibilité d’utiliser un ensemble de données H7 simplifié. Ils pourront également remplir des déclarations mensuelles et payer la TVA pour leurs clients.

[REPLAY] - VAT & Marketplaces: what are 
the major changes coming?