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8 bonnes pratiques pour éviter les chargebacks et les impayés

15 juillet 2020

Business insight

Les chargebacks, c’est-à-dire les impayés et les oppositions carte, sont monnaie courante sur les marketplaces et plateformes de crowdfunding. Transaction frauduleuse, marchandise non reçue, transaction non reconnue… De nombreux motifs peuvent pousser un acheteur à contester un paiement auprès de sa banque, visant à annuler un paiement. S’il est impossible de parvenir à un taux de 0% de chargeback, il existe en revanche des bonnes pratiques à mettre en œuvre pour limiter au maximum ces impayés et leurs frais associés.

Comment éviter les chargebacks pour motif commercial ?

Les chargebacks pour motif commercial sont la conséquence de deux types de problèmes :

  • Services non fournis ou marchandise non reçue
  • Contestation suite à une marchandise défectueuse

Pour s’en prémunir, plusieurs pistes sont envisageables.

1.      Sécuriser les livraisons pour s’assurer que la marchandise soit reçue

Pour éviter les déclarations de produits non-reçus, il est conseillé de travailler avec des prestataires faisant signer à la réception de la marchandise. Grâce à un accusé de réception, il sera possible de justifier que la livraison a bien été effectuée.

2.      Privilégier un service après-vente réactif

Pour limiter les contestations liées à une marchandise défectueuse, il convient déjà de s’assurer du standing des marchands lors de leur intégration et de rester vigilant. L’autre bonne pratique consiste à s’appuyer sur un service après-vente réactif, qui au moindre problème proposera un remboursement intégral ou le remplacement de la marchandise défectueuse. De cette façon, vous perdrez certes le montant du produit vendu, mais vous éviterez que l’acheteur conteste le paiement auprès de sa banque, ce qui engendrerait des frais supplémentaires en plus de la perte du montant du produit.

3.      Faire preuve de vigilance vis-à-vis de ses marchands

Afin de disposer d’une bonne visibilité sur le taux de chargebacks par marchand, sachez qu’il est possible de paramétrer l’API pour être alerté à chaque chargeback. De cette façon, vous serez en mesure d’identifier les marchands problématiques et de prendre les décisions qui s’imposent. Vous pourrez par exemple geler les fonds d’un marchand qui comptabiliserait un taux anormal d’impayés, afin de pouvoir couvrir les frais, voire de suspendre son compte en cas de suspicion de fraude. De manière générale, il est conseillé d’être prudent en début de relation.

Comment éviter les oppositions carte et les chargebacks liés à des opérations frauduleuses ?

Cette deuxième catégorie de chargebacks fait l’objet de différents motifs :

  • Transaction non-identifiée ou non-reconnue
  • Transaction contestée : le porteur assure qu’il n’a pas effectué la transaction
  • Annulation d’un paiement récurrent
  • Autorisation refusée

Pour limiter ce type de chargebacks, il existe différents process à mettre en place.

1. Utiliser un descripteur dédié pour se prémunir des transactions non identifiées / non reconnues

Par défaut, lorsqu’une plateforme a recours à un prestataire de services de paiement, c’est le nom de ce dernier qui apparaîtra sur le relevé de compte du client, par exemple « Lemonway ». Ainsi, il n’est pas rare que des acheteurs contestent un paiement, tout simplement parce qu’ils ne reconnaissent pas ce nom et estiment qu’ils n’ont jamais acheté quoi que ce soit auprès de Lemonway. Une bonne pratique consiste donc à utiliser un descripteur dédié, afin que ce soit le nom de votre plateforme qui figure sur le relevé de compte (et pas le nom juridique de votre structure, qui risquerait là aussi de semer le doute auprès de vos clients).

2. Utiliser le 3D Secure pour limiter les transactions contestées et la fraude

Ce protocole sécurisé de paiement a pour but de s’assurer à chaque paiement en ligne que la carte est utilisée par son véritable titulaire, afin de limiter la fraude sur internet. Si la banque du porteur de la carte adhère au programme 3D Secure, ce dernier devra réaliser une étape supplémentaire lors du paiement : réception d’un code à usage unique sur son téléphone ou saisie d’un mot de passe. Désormais les banques proposent même des solutions de validation in app, c’est-à-dire directement depuis leur application. Le fait d’ajouter une étape supplémentaire a certes un impact sur les tunnels d’achat, mais cette potentielle perte est largement compensée par la réduction des fraudes à la carte et donc des chargebacks supportés par l’opérateur. Le 3DS représente en effet une sécurité supplémentaire pour les transactions, qui fait que les banques n’accepteront plus certains motifs de contestation de paiement.

 

3. Communiquer clairement pour éviter les annulations de paiement récurrent

Certaines plateformes ont tendance à « cacher » les informations relatives à la résiliation d’un paiement récurrent, afin de conserver leurs clients, mais c’est une fausse bonne idée. En effet, si vos clients ont décidé de ne plus recourir à vos services et qu’ils ne trouvent pas facilement comment résilier leur abonnement, ils iront contester ces paiements auprès de leurs banques, ce qui engendrera des chargebacks coûteux. Mieux vaut donc communiquer clairement sur la nature du paiement récurrent, à l’aide de FAQ précises, facilement compréhensibles et accessibles.

 

Impayés SDD : s’assurer que les mandats de prélèvement SEPA ont bien été signés et transmis à la banque

De nombreux impayés sur les prélèvements peuvent simplement être évités en s’assurant que les mandats ont correctement été remplis et transmis à la banque concernée. Sachez par ailleurs que si vous traitez avec des entreprises, le SEPA B2B est plus protecteur que le SEPA Core destiné aux particuliers. En effet, alors qu’avec le SDD Core il est possible de contester un paiement jusqu’à 8 semaines sans motif ni justificatif, la contestation d’un SDD B2B nécessite forcément un motif. Dans les deux cas, les contestations peuvent intervenir jusqu’à 13 mois après la transaction.

Prévoir un délai préventif et constituer une réserve d’argent

Malgré toutes ces bonnes pratiques, il est impossible de se prémunir complètement du risque de chargebacks. Si les chargebacks cartes et ceux relatifs aux prélèvements peuvent survenir jusqu’à 13 mois après la transaction, il est conseillé d’attendre quelques jours avant d’autoriser la restitution des fonds sur compte bancaire de vos marchands et de les conserver sur les comptes de paiement de vos marchands. En effet, étant donné que 50% des chargebacks interviennent dans les jours suivant le paiement, il est possible de sécuriser une partie des fonds grâce à un délai préventif. Pour couvrir les impayés qui surviendraient plus tard, le plus simple reste de se constituer une réserve d’argent.

 

Enfin, il ne faut pas hésiter à contester les chargebacks dans les 12 jours suivant leur réception. En cas de litige commercial pour une marchandise non-reçue, par exemple, si vous disposez des justificatifs prouvant que la livraison a bien été effectuée, transmettez-les à votre PSP qui s’occupera de contester le charge back auprès de la banque du client.

 

La crise financière de 2008 et la frilosité des banques qui en a découlé ont poussé les particuliers et les entreprises à se tourner vers des solutions alternatives de financement. Si bien qu’aujourd’hui, les responsables financiers ont accès à de nombreuses solutions pour gérer leur trésorerie en dehors des circuits financiers institutionnels. La marketplace de factures, ou Invoice Trading, est l’une de ces solutions alternatives. Si cette option est encore peu connue, son potentiel n’en est pas moins impressionnant. Décryptage.

Invoice Trading : une solution de financement alternative

Invoice Trading : Définition

L’Invoice Trading est un processus lors duquel une entreprise emprunte de l’argent à un investisseur, par le biais de factures non payées ou à échéance. Les factures servent alors de garantie de paiement. Cette solution de financement alternative s’appuie sur des plateformes d’Invoice Trading, qui permettent aux entreprises de vendre leurs factures à une communauté d’investisseurs en ligne.

La plateforme d’Invoice Trading met en effet en relation des entreprises ayant des problématiques de trésorerie avec des investisseurs cherchant des investissements à court terme. Les investisseurs sont généralement des fonds d’investissement qui avancent les factures cédées auprès de la plateforme afin de percevoir les intérêts associés aux reports. Dans la lignée du peer-to-peer lending, ce procédé permet ainsi aux entreprises de générer de la trésorerie grâce à une solution de financement alternative, sortant du modèle bancaire traditionnel.

Pour quel type d’entreprise ?

Ce système peut s’adresser aux entreprises de toutes tailles, dès lors qu’elles souhaitent améliorer leur trésorerie rapidement et sans être rattachées à un contrat trop engageant, comme ce peut être le cas des contrats d’affacturage traditionnels. Les entreprises entrent ainsi en relation avec des marketplaces de factures lorsqu’elles cherchent à améliorer leur capital. Cette solution alternative leur permet également de générer de la trésorerie qui pourra ensuite être utilisée pour améliorer leur liquidité court terme, payer des charges ou même réaliser de nouveaux investissements nécessaires à leurs opérations. Pour certaines entreprises, l’Invoice Trading est alors très intéressante dans la mesure où elle libère du cashflow. Maintenir un fond de roulement et gérer une demande croissante n’est en effet pas chose aisée, notamment pour les PME. Dans le cas de clients bénéficiant de longs délais de paiement ou de conditions de paiement à 60 ou 90 jours, l’Invoice Trading permettra à l’entreprise de pouvoir investir sans attendre.

Comment fonctionne l’Invoice Trading ?  

L’Invoice Trading implique 3 entités :

  • Un ou plusieurs investisseurs ;
  • Plusieurs entreprises désireuses de vendre leurs créances ;
  • Une plateforme d’Invoice Trading qui met en relation les deux premiers.

Le processus classique de l’Invoice Trading est relativement simple, notamment du fait de la plateforme qui agit comme un intermédiaire de confiance.

  • L’entreprise qui souhaite céder des factures commence par s’inscrire sur la plateforme d’Invoice Trading et soumet son profil pour devenir membre.
  • Une fois le profil approuvé par la plateforme, un compte client est créé. L’entreprise peut alors proposer à la vente les factures qu’elle souhaite céder.
  • La plateforme est ensuite chargée de vérifier les factures, puis de les mettre en ligne et de les rendre accessibles aux investisseurs.
  • En plus desdites factures et des détails des transactions, les investisseurs ont accès au scoring et à une série d’informations concernant l’entreprise.
  • Un ou plusieurs investisseurs peuvent alors acheter des parts de factures, ou des factures entières. La diversification de l’achat de factures peut être un moyen pour les investisseurs de limiter les risques.
  • Une fois l’achat réalisé, l’entreprise vendeuse reçoit les fonds sur son compte. L’avance peut aller jusqu’à 90% du montant de la facture et être versée dans un délai de 24h à 72h (même en quelques minutes, heures pour les partenaires utilisant le service Faster Money-out* qui exploite le réseau RT1 – Instant payments).
  • Quand l’entreprise débitrice paie finalement la facture, la plateforme d’Invoice Trading équilibre le montant restant et le verse à l’investisseur, en soustrayant des frais de gestion ainsi qu’une somme supplémentaire, rendue à la société cédante.

 

Quels sont les avantages de l’Invoice Trading ?

Pour les entreprises qui revendent leurs factures :

Si pour les entreprises, le principal avantage de l’Invoice Trading est l’accès rapide à la liquidité pour répondre aux besoins de trésorerie, il en existe bien d’autres. Cette solution de financement alternative est tout d’abord simple et rapide à mettre en place, entièrement en ligne. Elle offre ensuite un contrôle total et une grande flexibilité. En effet, les entreprises vendent des factures uniquement lorsqu’elles le jugent nécessaire, en choisissant les factures concernées et, par conséquent, les débiteurs concernés. L’Invoice Trading garantit également la confidentialité des entreprises. Dans la majeure partie des cas, les débiteurs ne seront pas notifiés de la démarche effectuée par l’entreprise, ce qui n’altère donc en rien leur relation commerciale. Ensuite, comme les investisseurs présents sur les plateformes de marketplaces de factures sont généralement internationaux, les factures étrangères peuvent être financées facilement. Dernier avantage pour les entreprises : aucun actif de garantie n’est requis.

Pour les investisseurs :

La marketplace de factures est également très intéressante pour les investisseurs. Ce procédé leur permet en effet de réaliser de très bons retours sur investissement et ce, en diversifiant leurs financements. De plus, l’Invoice Trading est un investissement sécurisé. A l’inverse d’autres types de prêts où les investissements peuvent être risqués, celui-ci intègre une facture comme garantie, ce qui limite les déconvenues et apporte une certaine tranquillité aux investisseurs.

 

L’Invoice Trading, ou marketplace de factures, ne représente aujourd’hui que le plus petit segment des solutions de financement alternatives. Ce procédé connaît toutefois la plus forte croissance, notamment en Italie et en Espagne. Le potentiel de cette solution alternative est en effet impressionnant, notamment compte tenu du volume de factures dues sur le marché.

En matière d’Invoice trading, la réglementation est très différente d’un pays à un autre. Si vous avez un projet n’hésitez pas à nous contacter afin que nous puissions vérifier ensemble que nous pouvons vous accompagner dans la mise en place et dans la gestion de vos flux financiers !

 

* Pour les paiements sortants effectués vers des banques éligibles, qui intègrent ce service.