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Pourquoi créer une marketplace pour l’e-procurement ?

5 janvier 2021

Business insight

À titre personnel, nous faisons tous nos courses sur les multiples marketplaces disponibles en ligne. Cela est cependant beaucoup plus rare dans notre vie professionnelle. Si l’on se réfère à une étude Opinionway pour Office Depot, seule une Direction achats sur trois était digitalisée à fin 2019. Pourtant, l’utilisation d’une plateforme d’e-procurement ne présente que des avantages. Voici quatre bonnes raisons de créer une plateforme d’e-procurement : gagner du temps, faire des économies, optimiser son processus d’achat et avoir un meilleur contrôle.

 

Créer une marketplace d’e-procurement pour gagner du temps

Grâce à une ergonomie proche de celle des marketplaces B2C, à l’optimisation du catalogue, à une recherche facilitée et un traitement centralisé, la plateforme d’e-procurement contribue à réduire le cycle d’approvisionnement dans son ensemble.

Les marketplaces d’e-procurement sont calquées sur celles que nous avons tous l’habitude d’utiliser au quotidien. Elles ne présentent aucune difficulté d’utilisation et permettent un gain de temps considérable, que ce soit pour les utilisateur∙rice∙s, les responsables des achats ou les fournisseurses.

En effet, si dans notre quotidien nous sommes si friands de ces places de marché virtuelles, c’est parce que tout est disponible au même endroit. Pour les professionnel∙le∙s, cela signifie qu’il n’est plus nécessaire de consulter une multitude de catalogues ou de sites internet pour trouver le produit ou le service recherché. Tous sont disponibles dans un même catalogue dont les références peuvent être triées et filtrées en fonction des besoins.

De leur côté, les responsables des achats ne perdent plus de temps à intégrer un à un les catalogues dans leur ERP (progiciel de gestion intégrée). Ce sont les fournisseurses eux-mêmes qui intègrent et mettent à jour leurs produits et services directement sur la plateforme une seule fois pour tous leurs client∙e∙s. Cette gestion centralisée, permet également aux vendeur∙se∙s d’être avertis directement à chaque fois qu’une commande est passée, leur traitement est ainsi plus rapide.

 

Créer une marketplace d’e-procurement pour faire des économies

L’utilisation d’une marketplace B2B permet de faire des économies sur plusieurs plans : la réduction et l’optimisation de la gestion administrative des achats, l’optimisation de la gestion des stocks et des transactions aux meilleurs prix grâce à une concurrence transparente.

Le raccourcissement du cycle d’approvisionnement représente une réduction conséquente des coûts pour les entreprises. En effet, la charge administrative étant en partie reportée sur les fournisseur∙se∙s et en partie automatisées, les acheteur∙se∙s sont libérés de tâches à faible valeur ajoutée et du risque d’erreurs.

Par ailleurs, la diminution du temps nécessaire à passer une commande, et donc à recevoir les produits, permet également de réduire les stocks et d’en faciliter la gestion, ce qui représente une économie de surface de stockage et de frais de gestion.

Avec la présence de plusieurs fournisseur∙se∙s sur une même marketplace d’e-procurement, il est possible de comparer les différentes offres et de trouver celle avec le meilleur rapport qualité / prix. Par ailleurs, cette transparence sur les prix encourage les fournisseurs à être plus compétitifs, ce qui permet de réguler les prix et d’acheter au meilleur tarif.

 

Créer une marketplace d’e-procurement pour optimiser son processus achat

Créer une marketplace adaptée à son marché permet de digitaliser et de mutualiser le processus d’achat pour arriver à un meilleur sourcing et une optimisation des achats.

Même si la plupart des entreprises ne gèrent plus leurs achats à la main, les ERP n’offrent pas toujours une expérience utilisateur optimale. Les marketplaces d’e-procurement s’interfacent aux ERP existants et viennent offrir une expérience d’achat similaire à celle dont les acheteur∙se∙s font l’expérience dans leur vie personnelle (Amazon, Fnac, La Redoute, etc.). Ils bénéficient donc d’un environnement familier et plébiscité. Cela en encourage l’utilisation et limite le risque d’erreur.

La gestion des achats y est totalement automatisée, dématérialisée et présente l’avantage de regrouper toutes les étapes sur une même plateforme (bons de commande, validations, factures, etc.), ce qui évite les documents qui se perdent, les doublons, etc. Par ailleurs, tous les éventuels problèmes sont centralisés et gérés par un interlocuteur unique, le∙a gestionnaire de la plateforme, ce qui facilite la résolution des litiges.

La plateforme d’e-procurement permet de référencer un nombre illimité de fournisseur∙se∙s, ce qui en fait un outil idéal pour rationaliser son portefeuille fournisseur. En effet, avec une vision transparente de la concurrence, il est plus facile de sélectionner la meilleure offre. C’est d’autant plus vrai lorsque la plateforme comporte un système de notation et d’avis sur les produits et services.

 

Créer une marketplace d’e-procurement pour mieux contrôler ses achats

Ainsi équipé d’outils digitaux performants et, surtout, englobant la globalité du processus d’achat, le∙a responsable des achats peut ainsi assumer une fonction plus stratégique de contrôle et d’optimisation.

Qu’il s’agisse d’achats stratégiques ou indirects, tout peut passer par une plateforme d’e-procurement. En effet, ces places de marché sont parfaitement adaptées aux transactions B2B et s’adaptent aux différents profils utilisateurs en intégrant les politiques d’achat (limites, validations, etc.) et les processus d’offre (devis, négociations, etc.), ce qui permet à l’entreprise un meilleur contrôle et limite les achats sauvages.

La centralisation du processus d’achat et les outils de surveillance tels que les alertes, le reporting et l’historique des transactions offrent une traçabilité incomparable et un meilleur contrôle sur les dépenses. Les habitudes d’achat peuvent ainsi être facilement analysées et servir à des projections, à l’établissement d’objectifs et à une optimisation du processus.

La création d’une marketplace d’e-procurement permet donc de gagner du temps et de l’argent en mettant en place un processus d’achat optimisé et mieux contrôlé. Mais qu’en est-il de la sécurité des paiements et de l’onboarding des fournisseurs ? ? C’est le rôle du prestataire de service de paiement (PSP), comme Lemonway. Nous accompagnons ainsi les marketplaces dans la gestion des paiements afin d’assurer une expérience client plus fluide et optimisée.

Vous voulez en savoir plus ? Contactez-nous !

 

Marketplaces : les 5 grandes tendances réglementaires de 2021

Les règles en matière de TVA dans l’Union européenne changeront après le 1er juillet 2021, avec le déploiement du nouveau paquet TVA de l’UE. Les nouvelles règles affecteront les transactions e-commerce et auront un impact sur les vendeurs, les marchés et les courriers postaux.

À l’heure actuelle, les vendeurs ayant des clients dans plusieurs pays de l’UE sont tenus de procéder à plusieurs enregistrements de TVA, de facturer et de verser la TVA séparément dans chaque pays. S’ils fournissent des services numériques, de radiodiffusion, ou de télécommunications, ils ont également la possibilité d’utiliser le système MOSS (MOSS est l’abréviation de Mini-One-Stop-Shop) et de s’enregistrer dans un seul pays. Actuellement, les biens importés depuis l’extérieur de l’UE dont la valeur est inférieure à 22 € sont exonérés de TVA.

Le nouveau régime de TVA, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2021, est une extension du régime MOSS pour les entreprises d’e-commerce. Il vise à simplifier la conformité fiscale, à prévenir la fraude et à garantir une concurrence loyale au sein de l’UE.

 

Quels sont les changements apportés par le nouveau paquet TVA de l’UE ?

À partir du 1er juillet 2021, le régime de TVA OSS (One-Stop-Shop) sera mis en place. Dans ce cadre, les fournisseurs de produits ou de services pourront se faire immatriculer et déposer une déclaration de TVA unique dans l’un des États membres de l’UE pour la totalité de leurs transactions dans l’UE. Le système OSS ne sera pas obligatoire et les vendeurs pourront toujours décider d’effectuer leurs déclarations de TVA dans plusieurs pays.

En outre, un seuil de 10 000 euros pour toutes les ventes dans l’UE sera introduit et les règles relatives aux seuils de vente à distance seront abolies. En deçà de 10 000 euros, les vendeurs devront appliquer les règles de TVA de l’État membre à partir duquel les marchandises sont expédiées. Au-delà de cette limite, ils devront appliquer les règles et taux de TVA du pays de destination.

Les produits d’une valeur inférieure à 22 euros ne seront plus exonérés de TVA lorsqu’ils seront importés depuis l’extérieur de l’Union européenne. Un régime d’importation simplifié, l’IOSS (Import-One-Stop-Shop), couvrira tous les biens importés d’une valeur inférieure à 150 euros, et les entreprises de logistique et de coursiers pourront déposer un rapport mensuel sur leurs obligations en matière de TVA.

En outre, les plateformes de vente en ligne qui facilitent les transactions d’e-commerce avec les consommateurs de l’UE seront responsables de la collecte et du versement de la TVA.

 

À qui s’appliquent les nouvelles règles en matière de TVA ?

Les nouvelles règles auront un impact sur les plateformes de vente, les vendeurs et les services de coursiers qui opèrent au sein de l’UE et livrent des biens ou des services à des clients de l’UE.

Fournisseurs de biens

Les fournisseurs de biens disposeront d’un seuil de 10 000 euros pour les ventes dans l’ensemble de l’UE, après quoi ils devront appliquer les règles de TVA de l’État membre où se trouvent les consommateurs. Par ailleurs, les règles diffèrent selon la localisation du vendeur :

Les vendeurs de l’UE qui vendent des biens depuis un seul pays pourront remplir leurs déclarations de TVA dans le cadre du système OSS à chaque trimestre. Ils devront le faire en plus de leur déclaration de TVA habituelle.

Les vendeurs situés en dehors de l’UE (y compris les fournisseurs britanniques), auront la possibilité de s’immatriculer à la TVA européenne et de remplir leurs déclarations de TVA dans un seul pays, dans le cadre du système OSS. Ils pourront choisir le pays où ils souhaitent s’enregistrer en tant que contribuable non européen, à moins qu’ils ne soient déjà établis dans l’un des États membres de l’UE. Ils devront toujours remplir des déclarations de TVA standard dans un seul État membre. Les biens dont la valeur est inférieure à 22 € ne seront pas exonérés de la TVA.

Prestataires de services

Les prestataires de services auront la possibilité de s’inscrire à la TVA dans un seul pays, dans le cadre du régime OSS. Le pays dans lequel ils s’enregistreront dépendra de leur emplacement et de leur éventuelle implantation dans l’UE.

Plateformes de vente en ligne

Les plateformes de vente en ligne qui facilitent la vente de biens aux consommateurs européenns seront soumises à la TVA :

Pour les biens d’une valeur inférieure à 150 € importés depuis l’extérieur de l’UE.

Pour les biens de toute valeur situés dans l’UE et vendus par des vendeurs situés en dehors de l’UE.

Elles auront également l’obligation de tenir des registres détaillés de toutes leurs transactions avec des résidents de l’UE.

Coursiers

Pour les marchandises d’une valeur inférieure ou égale à 150 euros, les coursiers postaux auront la possibilité d’utiliser un ensemble de données H7 simplifié. Ils pourront également remplir des déclarations mensuelles et payer la TVA pour leurs clients.

[REPLAY] - VAT & Marketplaces: what are 
the major changes coming?