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Marketplace : comment lutter efficacement contre les refus de paiement et la fraude ?

Publié le 23 juin 2023

Marketplace lutter refus de paiement et fraude

L’essor des marketplaces suscite un intérêt grandissant chez certains fraudeurs. En jouant le rôle d’intermédiaire entre un vendeur et un acheteur pour la commercialisation de produits ou de services, les marketplaces sont en effet particulièrement vulnérables à l’usurpation d’identité, au vol de renseignements commerciaux ou aux fraudes de paiement. Dans le même temps, certaines transactions sont refusées par les banques qui jugent le risque trop élevé pour l’utilisateur final : aujourd’hui, ces transactions non abouties représentent entre 10 et 60 % des échecs de paiement sur les marketplaces, pour la majorité classées sous le code « Do not honor ». Comment faire pour se prémunir de la fraude, tout en augmentant son taux d’autorisation lorsque l’on traite un volume important de paiements ? On vous dit tout !

Fraude et refus de paiement : quels enjeux pour les marketplaces ?

Proie idéale pour les cybercriminels et autres arnaqueurs des temps modernes, les marketplaces doivent faire face à plusieurs défis de taille concernant leurs systèmes de paiement. Le premier enjeu est d’ordre réglementaire. Il est indispensable de répondre aux exigences de la directive européenne 2015/849 relative aux utilisations des systèmes financiers pour le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent. Celle-ci oblige les marketplaces établies au sein de l’Union européenne à mettre en place une procédure KYC pour récolter et vérifier les informations relatives à l’identité et l’intégrité de leurs clients (soit les vendeurs de la marketplace) et partenaires. L’objectif ? Prévenir et lutter contre la fraude, notamment le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. 

En plus de lutter contre des pratiques illégales, limiter l’accès à sa plateforme aux cybercriminels permet dans le même temps de rassurer ses potentiels clients : c’est un moyen de gagner la confiance d’acheteurs et de vendeurs susceptibles de quitter le navire et de se tourner vers la concurrence en cas de mauvaise expérience. Ainsi, il en va de la notoriété de la marketplace, un article dans la presse relayant des problèmes de fraude sur une plateforme pouvant conduire dans certains cas à la fermeture définitive du site. Enfin, lutter contre la fraude répond à un dernier enjeu de taille : l’équilibre financier ! Si la fraude peut causer une perte financière pour les vendeurs et les acheteurs dont le compte a été piraté, les montants engagés sont souvent tellement importants qu’il est quasiment vital pour une marketplace de faire en sorte que ses acheteurs soient identifiables et sérieux. Ainsi, il semble indispensable pour les marketplaces de mener une réflexion en amont pour déterminer comment contrôler l’identité des acheteurs (et plus uniquement des vendeurs, comme le prévoit le KYC).   

Étude de cas : Sécuriser les paiements d'une marketplace : l'exemple de la Sncf Connect & Tech

Comment lutter efficacement contre les refus de paiement et la fraude ?

Alors que la pandémie mondiale a inauguré une phase de croissance exponentielle pour le secteur du e-commerce, les opportunités pour les acteurs de la fraude se sont également multipliées. Résultat : de nombreuses marketplaces ont été touchées, et pas seulement les plateformes naissantes. Même des marketplaces de renom ont dû faire face à de nouveaux types de fraudes plus complexes, augmentant aussi les refus de paiement. Comment faire pour mieux se protéger ?

Identifier les tentatives de fraude grâce au KYC acheteur

En plus de l’obligatoire KYC vendeur, il est envisageable de concevoir un KYC sur mesure afin de vérifier et contrôler l’identité des acheteurs de la marketplace, notamment en cas de pay-out vers l’acheteur pour un remboursement. De nombreuses plateformes, notamment en B2B, mettent déjà en place des processus de vérification efficaces : enregistrement de l’acheteur avec vérification de l’identité et de la résidence, envoi d’un courrier avec des codes à valider pour s’authentifier, référencement en tant qu’acheteur B2B ou encore validation du profil acheteur par les vendeurs eux-mêmes… Ces solutions permettent de sécuriser les transactions et de s’assurer que le client B2B en question n’est pas une entreprise vitrine. Un moyen d’autant plus rassurant quand on sait que certaines marketplaces affichent un panier moyen à 5 chiffres, et qu’une fraude, même sur 0,1 % des transactions, peut s’avérer catastrophique. Notre conseil : prenez le temps d’échanger avec l’équipe IT de votre plateforme afin d’identifier le nombre de couches de sécurité nécessaires à mettre en place lorsque vos clients se connectent, et rapprochez-vous de prestataires techniques pour connaître les solutions envisageables.

Assurance-crédit

Deuxième piste pour lutter contre la fraude et se prémunir contre les impayés clients : souscrire une assurance-crédit. Cette solution, déjà très développée - voire systématisée - sur les plateformes leader B2B, est un moyen d’éviter les impayés tout en offrant des délais de paiement avantageux aux acheteurs. Comment cela fonctionne ? L’assurance-crédit effectue un scoring de l’acheteur afin de déterminer son niveau de fiabilité. Si l’acheteur semble « fiable », l’assurance-crédit lui propose un délai de paiement. À l’inverse, si l’acheteur ne semble pas « fiable », le paiement comptant est demandé. Pour la marketplace, cette solution est un moyen de prendre un minimum de risque : lorsque l’acheteur n’honore pas ses paiements, l’assurance-crédit prend le relais en procédant au recouvrement en cas d’impayés, permettant au vendeur de bénéficier d’une garantie. À la clef, ce sont des ventes sécurisées, des vendeurs mieux recrutés, plus confiants et plus impliqués dans la marketplace puisque dotés d’une trésorerie protégée, mais aussi des acheteurs de plus en plus nombreux !

Statut d’agent de paiement

Dernière solution, pouvant compléter les deux précédentes pour sécuriser au maximum sa marketplace : devenir un agent d’établissement de paiement afin d’avoir la main sur l’ensemble des transactions et opérations. Les avantages d’un tel statut ? Maitriser les ordres de paiement, superviser la fréquence des paiements, maintenir un haut niveau de conformité et gérer les urgences. Mais attention, pour devenir agent d’établissement de paiement, il faut obtenir un agrément délivré par l’ACPR (l’Autorité de Contrôle Prudentiel de Résolution), et cela peut prendre beaucoup de temps… Parfois plus d’un an ! La solution ? Se faire accompagner par un PSP (prestataire de service de paiement) ayant suffisamment d’expérience dans cette démarche, comme Lemonway. En 2 mois, les experts Lemonway vous accompagnent dans les démarches et procédures réglementaires pour décrocher le fameux sésame : à ce jour, c’est déjà plus de 160 plateformes ayant été accompagnées avec succès jusqu’à la validation de leur dossier d’agent de paiement par l’ACPR. 

Lemonway, le partenaire idéal pour gérer et sécuriser les paiements sur votre marketplace

Spécialisé dans la gestion des paiements complexes pour les plateformes digitales, Lemonway a développé une solution tout-en-un qui s’adapte facilement à toutes les marketplaces. Gestion des comptes de paiement sûre et efficace via des procédures KYC conformes, contrôle des documents par ROC (Reconnaisse Optique de Caractères), vérifications supplémentaires effectuées en cas de besoin par nos experts KYC… Tout est pensé pour lutter contre la fraude, limiter les risques d’impayés et garantir une expérience utilisateur optimale grâce à un dashboard complet et ergonomique. Vous voulez en savoir plus sur l’ensemble des fonctionnalités de la solution Lemonway ? Contactez-nous !   

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